COMMANDES PUBLIQUES

Côte d'Opale, le Site des Caps 1995

voir la série

La photographie affronte, comme tous les arts visuels, une crise profonde de la représentation. Qu'est-ce que représenter ? Le dictionnaire historique de la langue française offre une réponse : Faire apparaître, rendre présent » et plus loin, dans la même définition : « ...livrer à la justice... remplacer quelqu'un. Le premier sens est de faire apparaître sous une forme concrète ou symbolique quelque chose d'abstrait » .


Le Hainaut 1997-1998

voir la série

Une commande de la SEDP, filiale patrimoniale de la RATP, un regard photographique sur la conception et la construction d'un nouveau quartier parisien.


La Marge 2004-2015

voir la série

Sur le bord des routes, si un bouquet devait être déposé partout où la vie s’est interrompue, la France apparaîtrait aux conducteurs qui la traversent comme un des pays le mieux fleuri de la planète. Mais ceux qui sont allés dans le décor, entraînant avec eux d’autres corps,  ne font pas tous partie du décor. Pourtant, ce qui relie les fleurs à l’absence de fleurs, c’est la manière dont chaque être disparu se révèle en brillant par son absence.
 « Où que tu ailles, marche doucement, car tu marches sur les morts », écrit le poète anglais Keats.


Ville avec vues (Cergy-Pontoise 2002)

Voir la série

Petites choses
que l’on trouve entre
ciel et terre


Abbaye de Jumièges

Voir la série

En soudant avec l’à propos et le magnétisme convenable l’éloigné et le plus proche, le haut et le bas, ce qui est vu comme en plongée et ce qui est vu de face, ce qui est vu en coin et ce qui est comme au bout du nez, en jouant sur les inégalement distants comme sur les soufflets d’un accordéon, nous fondrons les tueuses géométries, nous briserons ce frêle et dur triangle qui se perd au loin avec les choses que nous désirions voir et l’espace redeviendra ce qu’il était, un immense rendez-vous de cent espaces qui baignent les uns dans les autres et où baignent avec nous les objets et les êtres.

Heuri Michaux, Passages


Abbaye de Maubuisson

Voir la série

Les photographies d’Olivier Verley invitent à une rencontre avec le temps. Le temps qu’il fait, le temps qui passe. Une leçon d’équilibre. Les images d’un guetteur de lumière. L’approche du paysage se fait à force de touches et d’attentes successives en lisière des champs, au bord des routes, le long des bois… Olivier Verley livre des instants de paysage qu’il garde en mémoire en notant scrupuleusement le jour et l’heure de ses clichés, façon de respecter ici une filiation spirituelle avec le photographe Pierre de Fenoyl dont il fut longtemps le collaborateur.


Abbaye de Royaumont

Voir la série

 

Royaumont, lieu de croisements : s'il faut tenter de caractériser d'un mot ce monument singulier, en jetant un bref coup d'œil à son histoire et en observant ce qui s'y vit aujourd'hui, c'est celui qui me vient à l'esprit.

Croisement d'une vocation religieuse et d'une vie mondaine, d'une fonction industrielle et d'une activité artistique, d'un usage privé et de missions d'intérêt public : Royaumont abrita une communauté de moines cisterciens, fut un lieu de séjour et de fêtes proche du pouvoir royal, devint usine textile, salon musical et ruine romantique, noviciat, résidence secondaire, hôpital de guerre... avant d'accueillir la fondation culturelle qui l'occupe aujourd'hui.

Voir le livre...


Les lisants

voir la série

Quand Yves Chevallier m’a proposé de travailler, comme photographe, autour des pratiques de lecture, deux mots se sont imposés pour mener la danse : les lisants. Deux mots, nés d’une étrange alchimie, entre « gisants » et « voyants ».

 

Parce qu’il y a, peut-être, dans la représentation du gisant quelque chose qui en songe continue de vivre et voyage, la permanence des signes. Et parce que pour rejoindre les lisants, il faut être voyant. De toute éternité, nous sommes des lisants. Il y a, autour et en soi, tout à lire.


Les passants considérables

voir la série
voir la série

Proposer à un photographe de paysage (identifié comme tel) de porter son regard sur l’identité et la variété des habitants d’une ville peut relever du défi. Pour le commanditaire comme pour l’auteur.

Quittant momentanément les plaines, et en dépit des mises en garde qui m’avertissaient que peut-être la mariée n’est pas très belle, je suis allé m’y frotter. Durée du voyage entre les corps et les âmes : dix-huit mois. Regards nouveaux, vie nouvelle. Cergy, j’y erre, dès le premier jour J. Je suis en résidence non surveillée, j’ai carte blanche, je me mets aux commandes.


Lycée Victor Duruy, le centenaire


CATALOGUE DES EXPOSITIONS

D’une Génération l’Autre - Duruy 1912-2012
Le 8 octobre 1912, le lycée Victor-Duruy, sixième lycée de jeunes filles,ouvre ses portes au 33, boulevard des Invalides. Seulement quelques mois auparavant, les bâtiments de l’hôtel Biron abritaient des ateliers d’artistes, dont celui de Rodin et l’académie Matisse.

Marchant dans les pas de ces artistes, à l’occasion du Centenaire du lycée,des ateliers ont été recréés sur le modèle de ceux de 1908-1912. L’académie Duruy 2012 entend ainsi  montrer que, cent ans après, le lycée est resté un lieu de créativité et d’échanges - le même et l’autre à la fois.
D’une Génération l’Autre est, tout au long de ses 256 pages, un hommage rendu aux générations qui nous ont précédés dans ce lieu autant qu’au talent et à l’inventivité des artistes de 2012, qui n’ont pas ménagé leur peine pour relever le défi et se montrer à la hauteur de leurs illustres prédécesseurs, en
réalisant tout un ensemble de manifestations et d’expositions.
Il est accompagné de 2 DVD rassemblant 3 heures d'entrevues avec d'anciennes élèves ainsi qu'un film consacré à l'établissement.

Un tiers de l'ouvrage est consacré à l'année de résidence photographique d'Olivier verley.
Son projet et l'atelier mené avec la classe option histoire des arts sont présentés dans l'ouvrage
aux pages 170 à 247.